Les dangers du lagon
Dangers du lagon
On se doit d’apporter des soins adaptés au type de blessure pour éviter toute infection.
Les amibes vénéneuses
Les amibes vénéneuses sont la principale cause de piqûres marines et sont les plus nombreuses.
TRAITEMENT:
Si une amibe vénéneuse vous pique, vous devez :
- Enlever les tentacules en utilisant le bout des doigts (la peau du bout des doigts est plus résistante et résiste aux piqûres)
- Rincer la partie affectée avec de l’eau fraîche
- Passer de la glace pour atténuer la douleur et la boursouflure
- Vérifier l’état du patient et surveillez le en cas de réaction allergique. Si la respiration devient difficile, chercher de l’aide immédiatement.
Les coquillages dangereuxIl existe plusieurs milliers d'espèces venimeuses marines. Les mollusques dangereux sont essentiellement des Cônes : cône textile, cône tulipe.
Ces individus ont en commun une glande venimeuse qui leur permet de neutraliser leurs proies et piquer le collectionneur peu attentif au moment de la récolte. Attention donc !
Il est recommandé de tenir les Cônes par le côté dorsal de la spire, jamais par l'ouverture et de se méfier des sacs en toile ou plastique qui traînent près de vous, quand vous faites de la plongée.
Outre les Cônes, d'autres familles de Gastéropodes sont capables d'empoisonner leur proie. D'autres mollusques comme certains Cephalopodes consommés par l'homme provoquent des intoxications alimentaires plus ou moins graves.
Les poissons dangereuxUn certain nombre de poissons peuvent constituer un danger pour l'homme lors du contact ou de la consommation. On distingue trois types de poissons dangereux.
Les poissons vulnérants purs
Ces poissons sont dotés d'organes ou dispositifs de blessures plus ou moins graves, sans envenimation, telles que des morsures pouvant aller jusqu'à l'amputation ou l'arrachement de masses musculaires atteintes, piqûre, éraflure et abrasion. Quelle que soit la lésion, il faut se méfier des complications par surinfection. Les espèces le plus souvent en cause sont les requins, barracudas, murènes, balistes, espadons, aiguillettes, demi becs, soldats, nasots, rougets, poissons porc-épic et globes. Les accidents surviennent au cours des baignades et au cours des plongées.
Les poissons venimeuxCes poissons, outre les méfaits précédemment exposés, sont en plus capables lors d'une piqûre ou d'une coupure, d'injecter dans l'organisme humain des substances nocives et venimeuses. Les espèces le plus souvent responsables sont les poissons-pierre, rascasses, ptérois, picots, raies armées et chirurgiens.
Les poissons vénéneux
Ces poissons en parfait état de fraîcheur sécrètent ou accumulent dans leur organisme des substances capables d'entraîner chez les consommateurs des intoxications alimentaires. Les empoisonnements les plus redoutables sont ceux causés par la consommation de poissons-coffres ou tétrodons (l'ingestion de foie, œufs, laitance et peau). Les intoxications restent rares mais sont sévères avec paralysie et risque élevé de mort. Les empoisonnements histaminiques mettent généralement en cause les poissons du large (thons, bonites) mal conservés après la pêche. Ils entraînent un état de malaise général avec œdèmes et plaque d'urticaire. Ils sont peu fréquents et sans gravité majeure.
Le corail
Les coupures dues au corail peuvent devenir très problématiques si l’on ne se soigne pas. Les bactéries présentent dans les coraux peuvent infecter la blessure car le corail est une matière vivante. Les coupures doivent être nettoyées avec coton et alcool. Après nettoyage, vous devez appliquer une poudre ou une pommade désinfectante pour prévenir toute infection. Seulement cela ne réussit pas toujours. Un remède efficace, se frotter la plaie énergiquement, jusqu’à faire pénétrer sous la peau avec du citron vert, également se frotter avec une compresse imbibée de jus de noni. Remède de Polynésien et ça marche !
Les oursins : Les aiguilles d’oursin dans le pied empêchent souvent la marche dans les jours qui suivent. En cas de piqûre : Surtout ne cherchez pas à enlever les piquants à la pince à épiler. Allumez une bougie dont vous laisserez tomber une ou deux gouttes de cire chaude juste à l’endroit où il se trouve. Laissez refroidir. Quand la cire s’est durcie, la décoller doucement de la peau avec le piquant, et désinfectez.Bain d’eau chaude pendant 10 à 15 min avec de la javel.
Certains habitués des îles conseillent même d’uriner dessus. C’est radical.
Références :
- Atlas de la Polynésie française (Ouvrage collectif aux éditions de l'Orstom - 1993)
- Encyclopédie de la Polynésie Vol. 2 (Ouvrage collectif aux éditions Gleizal - Multipress - 1986)
- L'État de l'Environnement dans les Territoires français du Pacifique Sud/mars 1995 (C. Gabrie - M.L Licari - D. Mertens). Édité par l'IFEN et le Ministère français de l'Environnement
- Livre rouge des oiseaux menacés des régions françaises d'outre-mer (J.C Thibault - I. Guyot). Édité par le Conseil International pour la Protection des Oiseaux
- « Manu » - éditions Aux vents des îles
